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Nous vous proposons ici une selection de quelques films.

Retrouvez les résumés et les dates de sorties de nombreux autres films dans le numéro des Echos de Pologne en cours.

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SORTIES DU MOIS DE
DECEMBRE

La Doublure (Czyja to kochanka) de Francis Veber avec Gad Elmaleh, France, 2005, comédie :

 

Pour éviter le divorce, un milliardaire pris en photo par un paparazzi avec un top model, prétend que ce mannequin n’est pas avec lui mais avec l’autre homme qui est sur la photo, un certain Pignon. Pour donner plus de poids à sa version, le milliardaire envoie la top model vivre chez cet homme, dans un modeste appartement.

Et voilà la suite de la saga Pignon avec cette fois-ci Gad Elmaleh pour incarner l’anti-héros veberien dont le costume a déjà été endossé par Jacques Brel (L’Emmerdeur), Pierre Richard (Les Compères, Les Fugitifs), Jacques Villeret (Le Dîner de cons) et Daniel Auteuil (Le Placard). Et au regard de ce glorieux passé rempli de comédies à la française mémorables, il faut bien dire que ce dernier opus est loin d’égaler ses prédécesseurs. Il reste certes quelques éclats de rire mais qui malheureusement font regretter un scénario prévisible et léger que ne tire pas vers le haut une distribution pourtant prometteuse (Gad Elmaleh, Daniel Auteuil, Alice Taglioni, Kristin Scott Thomas, Richard Berry et Virginie Ledoyen). Ce n’est donc pas la meilleure comédie de l’année et l’on espère que Veber reviendra rapidement à son meilleur niveau.

Le 1 décembre


Wind That Shakes The Barley (Wiatr buszujacy w jeczmieniu) de Ken Loach, Allemagne/ Italie/ Espagne/ France/ Irlande/ Grande-Bretagne, 2005, drame :

 

Un jeune médecin décide dans l’Irlande de 1920 de rejoindre son frère et les paysans irlandais révoltés contre les troupes anglaises envoyées par bateau entier.

A la différence d’un Shooting dogs qui s’attaque à l’histoire récente, Wind That Shakes The Barley se penche sur un passé un peu plus lointain et il semble que cet écart supplémentaire a permis à Ken Loach de prendre le recul nécessaire pour traiter ce sujet, encore sensible aujourd’hui, d’une manière non manichéenne. La multiplicité des points de vue est remarquablement mise en valeur (d’aucuns diront de façon trop superficielle) et le personnage joué par Cillian Murphy (lui-même irlandais) combine le particulier (l’histoire singulière de ce personnage) et le général (l’histoire des relations entre l’Irlande et l’Angleterre, l’engagement pour une cause, etc...). Une reconstitution historique sans fioriture, parfois un peu complexe pour qui ignore le sujet, mais qui en tout cas a bien mérité sa Palme d’Or au dernier festival de Cannes.

Le 8 décembre.


Ask the Dust (Pytajac o milosc) de Robert Towne, Etats-Unis, 2005, drame :

 

Alors que le pays connaît la crise, Los Angeles semble vivre dans un autre univers en ce début des années 30, offrant encore le rêve à qui veut bien le saisir. Arturo d’origine italienne et Camilla la Mexicaine vont affronter leur communauté et leur destin pour atteindre une partie de ce rêve.

Troisième roman écrit en 1939 par John Fante, Ask the dust est également la troisième adaptation cinématographique d’un livre de cet auteur. La reconstitution historique est particulièrement soignée et il est clair que Towne connaît son histoire. Le duo de protagoniste tire son épingle du jeu avec notamment un Colin Farrel (Daredevil, Miami Vice) plus subtil que d’ordinaire. Mais l’ensemble manque d’intensité et sent par trop l’exercice de style sans l’étincelle qui allumerait la flamme. La faute à un budget limité ?

Le 8 décembre


L'Enfant endormi (Uspione dziecko) de Yasmine Kassari, Belgique/ Maroc, 2004, drame :

 

Le lendemain de son mariage, Zeinab se retrouve seule dans un petit village marocain, son mari étant parti clandestinement pour l’Espagne. Elle découvre quelques temps plus tard qu’elle est enceinte et sous la pression de sa belle-mère, elle fait endormir son foetus en attendant le retour de son époux.

S’inspirant d’une croyance populaire encore présente tirée d’un mythe répandu notamment dans tout le Maghreb (le mythe du raged), L'Enfant endormi est le premier long métrage de la réalisatrice Kassari. Le détour par le mythe permet de mieux mettre en avant la situation de certaines femmes marocaines aujourd’hui, dans un pays aimé mais quasiment immobile où l’espoir vient de l’étranger et trop souvent meurt à l’étranger. Et pendant ce temps, elles attendent, ces femmes que symbolisent les deux héroïnes au regard intense de colère.
A noter une mise en scène très poignante que souligne la lenteur et la violence du récit. Certains regretteront la tendance féministe de quelques passages, mais le voyage vaut le risque et le dépaysement spatial et temporel. L'Enfant endormi a reçu la mention « Meilleur Film Européen » de la sélection officielle de la Mostra de Venise 2004.

Le 8 décembre


Shooting Dogs de Michael Caton-Jones, Grande-Bretagne/ Allemagne, 2004, drame :

 

Au milieu du génocide rwandais qui fera en 1994 un milion de morts sous les yeux de l’ONU et dans l’indifférence internationale généralisée, un prêtre et un de ses assistants sont confrontés à des choix difficiles face à une violence incontrôlable.
De même qu’Hôtel Rwanda ne montrait qu’un aspect du génocide, de même Shooting Dogs ne s’attache qu’au vécu de missionnaires : c’est la force et la faiblesse de ces deux films. La force dans la mesure où s’inspirant de faits réels limités, le réalisateur peut en montrer toute la cruelle réalité, un réalisme parfois très dur et dérangeant pour le spectateur. La faiblesse car ce n’est qu’un point de vue, occidental qui plus est, et on ne saurait expliquer le génocide par cette seule histoire. Le problème c’est que Michael Caton-Jones a voulu également donner une interprétation du génocide dans son ensemble et n’a pu en fait que survoler les questions de fonds, celles des responsabilités et des enjeux politiques. Au final, un film coup de poing qui a au moins le mérite de nous interpeller sur un des épisodes humains les plus tragiques de ces 15 dernières années.

Le 8 décembre


 

EGALEMENT A L’AFFICHE

Le 15 décembre

Pulp Fiction de Quentin Tarantino avec John Travolta, Samuel L. Jackson, Bruce Willis, Rosanna Arquette et Uma Thurman, Etats-Unis, 1994, policier : trois histoires entremêlées de petits malfrats dans le monde sans pitié d’Hollywood.

Just My Luck (Cale szczescie) de Donald Petrie, Etats-Unis, 2005, comédie romantique : une jeune femme dont la vie n’est marquée que par le succès rencontre lors d’un bal qu’elle organise un jeune homme qui lui ne connaît que la malchance.


Le 22 décembre

The Holiday (Holiday) de Nancy Meyers avec Cameron Diaz et Kate Winslet, Etats-Unis, 2006, comédie romantique : les chemins d’une Etats-Unienne et d’une Britannique se croisent alors qu’elles connaissent la même déception vis-à-vis des hommes.


Le 29 décembre

Eragon de Stefen Fangmeier, Etats-Unis, 2005, science-fiction : le destin du monde d'Alagaësia est entre les mains du jeune Eragon et de son dragon Saphira.

 

 


 

 

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