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Nous vous proposons ici une selection de quelques films.

Retrouvez les résumés et les dates de sorties de nombreux autres films dans le numéro des Echos de Pologne en cours.

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SORTIES DU MOIS DE FEVRIER 2010

 

Astro Boy de David Bowers, Hong-Kong/ Japon/ Etats-Unis, 2009, animation :

Le jour où il apprend qu'il est un robot, Toby, qui croyait jusque-là être un petit garçon comme les autres, s'enfuit. Mais possédant des super pouvoirs, il décide finalement de les mettre au service de sa ville, Metro City.

Créé sous forme d'un manga en 1952, adapté en série télévisée pour la première fois en 1963 et en film pour la première fois en 1964, le personnage d'Astro le petit robot est indiscutablement la plus grande réussite d'Osamu Tezuka.
La nouvelle adaptation de David Bowers s'inscrit donc dans une longue tradition. Malheureusement, elle n'apporte probablement rien de neuf sur le sujet si ce n'est de faire parler du phénomène. C'est un film honnête, produit d'un studio très compétent en animation 3D (le combat final est spectaculaire), où l'on retrouve avec une certaine fidélité l'esprit du manga, mais sans aucune surprise, le scénario étant notamment très binaire.

Fish Tank d'Andrea Arnold, Grande-Bretagne, 2009, drame :

A 15 ans, Mia, une adolescente rebelle, ne vit que pour la danse et en particulier le hip hop. C'est donc sans émotion visible qu'elle voit débarquer à la maison le nouvel amant de sa mère.

Andrea Arnold s'était fait connaître en 2006 avec Red Road, son premier long métrage qui avait obtenu le Prix du jury au festival de Cannes. Elle a confirmé tout le bien que l'on pensait d'elle trois ans plus tard avec Fish Tank en compétition au Festival de Cannes 2009 où il a obtenu... le Prix du jury.
La réalisatrice britannique apparaît donc comme la relève de ce réalisme social illustré par Ken Loach dont elle se réclame tout en s'en démarquant. L'inscription dans cette tradition transparaît à travers ce réalisme cru caractérisant un scénario sans surprise, noir, implacable qui contraste avec le tempérament, le naturel et l'énergie de la protagoniste, Katie Jarvis dont c'est le premier rôle et certainement pas le dernier.
La cinéaste ajoute une petite dose personnel très poétique, qui ne tombe jamais dans l'onirisme mais qui offre une autre perspective, comme cette scène à la campagne pour cette fable urbaine. Du très bon cinéma social.

Le 5 février


Sunshine Cleaning de Christine Jeffs, Etats-Unis, 2008, comédie :

Afin de réunir l'argent indispensable pour envoyer son fils dans une école privée, une mère célibataire trentenaire, femme de ménage, persuade sa sœur de monter une entreprise de nettoyage de scènes de crimes.

Il semble que la comédie sociale états-unienne indépendante fasse des émules ces temps-ci. Après les remarquables Little Miss Sunshine en 2005 et Juno en 2007, voici Sunshine Cleaning qui n'est peut-être pas au même niveau que ses devancières mais qui mérite le détour.
Christine Jeffs y dresse le portrait léger et plein de vie de personnages touchants (en particulier Amy Adams). La réalisatrice néo-zélandaise offre un film au sujet original, traité avec un mélange d'humour noir et d'émotion où l'optimisme l'emporte. Réalisme, empathie et simplicité, sans doute les clés de la réussite de ce genre de cinéma.

Le 19 février


Invictus de Clint Eastwood, Etats-Unis, 2009, drame biographique :

En théorie, l'élection de Nelson Mandela à la tête de l'Afrique du Sud en 1994 marque la fin de l'apartheid. En pratique, le pays reste très divisé et le nouveau président compte bien se servir de la Coupe du Monde de rugby organisée sur le territoire national un an plus tard pour unifier le pays et rendre chaque citoyen fier de son équipe.

Drôle d'histoire que celle de ce film. A l'origine, il était question d'adapter les mémoires de Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté. Pour cela, Morgan Freeman passa beaucoup de temps auprès du président sud-africain, mais finalement rien ne se fit. En 2008, Freeman lut un livre, Déjouer l'ennemi : Nelson Mandela et le jeu qui a sauvé une nation de J. Carlin, acheta les droits et convainquit Clint Eastwood de le réaliser : ce serait Invictus. Inutile de préciser que l'acteur états-unien livre ici une de ses meilleures prestations, tant il est habité par le personnage. Inutile de souligner que la mise en scène est toujours aussi rigoureuse et le récit, fluide, Eastwood n'est pas n'importe qui. Et pourtant, il y a comme une espèce d'ombre au tableau, très légère, cette ombre que le réalisateur creuse toujours dans ses autres films et qu'il ignore ici pour ne mettre en lumière que la légende. Au final, un très bon portrait, peut être un peu trop consensuel.


Up in the Air (W chmurach) de Jason Reitman, Etats-Unis, 2009, comédie :

Ryan Bingham, un spécialiste du licenciement, a un grand objectif dans la vie : atteindre les 10 millions de miles par avion. Alors qu'il est proche de son but, son patron lui annonce que ses méthodes doivent évoluer et qu'il doit tout faire par vidéo conférence et qu'il ne voyagera plus.

Autre sujet plus d'actualité : la suppression de postes en entreprise. Autre genre : la comédie. Mais tout comme le film précédent, Up in the Air repose sur un duo réalisateur/acteur de talent.
D'un côté Jason Reitman qui, pour son troisième long métrage et fort de la reconnaissance de Thank You For Smoking et surtout de l'immense succès critique et public de Juno, confirme sa faculté à faire du cinéma populaire et de qualité. De l'autre Georges Clooney, dont le charme agit toujours et qui est un des rares acteurs en activité à savoir concilier dans un même personnage, rigidité et vulnérabilité. On se surprend à être touché par cette histoire simple, à rire également. On oubliera rapidement le dernier quart d'heure où l'on sent une obligation à vouloir terminer sur une happy end. Mais bon, on ne refait pas le cinéma outre-Atlantique.

Le 26 février


 

EGALEMENT A L’AFFICHE

Le 5 février

Randka w ciemno de Wojciech Wójcik, Pologne, 2009, comédie romantique : après une relation difficile avec un homme plus âgé, Majka essaie de réapprendre à vivre.

Adam de Max Mayer, Etats-Unis, 2009, comédie dramatique : jusqu'à la mort de son père, Adam, brillant jeune homme légèrement autiste, mène une vie parfaitement réglée. Un peu perdu dans sa nouvelle existence, il fait la connaissance de Beth, une voisine.

Leap Year (Oświadczyny po irlandzku) d'Anand Tucker, Irlande/ Etats-Unis, 2010, comédie : une tradition irlandaise veut que si une femme demande un homme en mariage le 29 février, celui-ci est obligé d'accepter. Anna l'envisage avec son fiancé Jeremy et entreprend un voyage à Dublin qui à cause du mauvais temps atterrit au Pays-de-Galle.

Kislorod (Tlen) d'Iwan Wyrypajew, Russie, 2009, drame : dans cette mise à l'écran de la pièce éponyme, sur fond de Décalogue déclamé en style hip-hop, Sańka tue sa femme pour son grand amour, la rousse Sacha, parce qu'il ne peut plus vivre loin de l'oxygène de la jeune fille.

Le 12 février

Amelia (Amelia Earhart) de Mira Nair, Etats-Unis, 2009, drame biographique : pionnière de l'aviation, Amelia Earhart était en son temps aussi connue que Lindbergh. Elle disparut dans le Pacifique en 1937 en tentant de finir un tour du monde.

Kołysanka de Juliusz Machulski, Pologne, 2010, comédie noire : un matin, les habitants d'un petit village constatent avec surprise qu'une famille étrange s'est installée dans la maison d'un habitant solitaire et que ce dernier serait parti chercher du travail.

It's Complicated (To skomplikowane) de Nancy Meyers, Etats-Unis, 2009, comédie romantique : Jane et Jake ont divorcé, mais dans leur nouvelle vie, tout n'est pas aussi simple qu'ils l'auraient imaginé.

Valentine's Day (Walentynki) de Garry Marshall, Etats-Unis, 2010, comédie romantique : un jour de Saint Valentin, les destins croisés d'habitants de Los Angeles.

Dear John (Wciąż ją kocham) de Lasse Hallstrom, Etats-Unis, 2010, drame : un soldat de retour au pays tombe amoureux d'une étudiante très belle et très conservatrice. Malgré un projet de mariage, les deux amants s'éloignent progressivement.

Le 19 février

Percy Jackson and the Lightning Thief (Percy Jackson i bogowie olimpijscy: złodziej pioruna) de Chris Columbus, Etats-Unis, 2010, fantastique : le descendant d'un dieu grec accompagné d'un satyre et de la fille d'Athéna, s'embarque pour trouver une solution à une guerre entre dieux.

The Men Who Stare at Goats (Człowiek, który gapił się na kozy) de Grant Heslov, Etats-Unis, 2009, drame : un soldat aux pouvoirs paranormaux emmène avec lui un journaliste en Irak pour lui faire découvrir son unité un peu spéciale.

Desert Flower (Kwiat pustyni) de Sherry Horman, Autriche/ Allemagne/ Grande-Bretagne, 2009, drame : suite à la guerre civile en Somalie, Waris qui avait quitté son pays et travaillait depuis 6 ans totalement recluse à l'ambassade de Somalie à Londres, se retrouve dans les rues de la capitale anglaise totalement livrée à elle-même. Elle fait la rencontre de Marilyn qui l'aide à trouver un emploi où elle est remarquée par un célèbre photographe de mode.

From Paris with Love (Pozdrowienia z Paryża) de Pierre Morel, France, 2010, action : James, un assistant personnel de l'ambassadeur des Etats-Unis en France ne rêve que de devenir espion. L'occasion se présente au moment des préparatifs pour un sommet international. Mais son partenaire, un agent surentraîné, ne correspond pas forcément à la vision idéalisée de James.

Savage Grace (Uwikłani) de Tom Kalin, France/ Etats-Unis, 2007, drame : à la suite de son mariage avec l'héritier de l'inventeur du Bakélite, Barbara devient Madame Baekeland et accède à la haute société pour laquelle elle n'est pas préparée. La naissance d'un fils que le père méprisera compliquera encore davantage les choses.

Le 26 février

The Wolfman (Wilkołak) de Mark Romanek, Etats-Unis, 2010, horreur : Lawrence Talbot revient au domaine familial pressé par la fiancée de son frère car ce dernier a disparu. Talbot mène son enquête et découvre qu'une malédiction ancestrale transforme les victimes d'une créature infernale en loups-garous.

Unmade Beds (Niezasłane łóżka) d'Alexis Dos Santos, Grande-Bretagne, 2009, comédie dramatique : Axl et Véra, deux jeunes de 20 ans squattent le même entrepôt à Londres mais ne se fréquentent pas. Et pourtant tous les deux cherchent un sens à leur vie.

The Ghost Writer de Roman Polański, Etats-Unis, 2010, thriller : un ancien Premier ministre britannique rédige ses mémoires et pour cela a besoin d'un nouveau nègre depuis le décès apparemment accidentel du précédent. The Ghost est engagé, mais tout n'est pas clair dans le contrat. Las de Piotr Dumała, Pologne, 2009, mœurs : la vie quotidienne d'un fils qui s'occupe de son vieux père dans un petit village de campagne, entre respect, confiance, compromis et besoin de l'autre.

The Broken de Sean Ellis, France/ Grande-Bretagne, 2008, horreur : lors d'un dîner d'anniversaire, un miroir tombe sur le sol et se casse. La fille du maître de maison évoque légèrement les sept ans de malheur, mais personne ne rigole.

 

 

 


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