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Nous vous proposons ici une selection de quelques films.

Retrouvez les résumés et les dates de sorties de nombreux autres films dans le numéro des Echos de Pologne en cours.

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SORTIES DU MOIS DE JUILLET 2010

 

De l'autre côté du lit (Kobieta na Marsie, Mężczyzna na Wenus) de Pascale Pouzadoux, France, 2008, comédie :

Après 10 ans de mariage, pour casser la routine qui mine leur couple, Ariane et Hugo échangent leur travail. Elle devient directrice d'une entreprise de location de matériel de chantier ; il se transforme en vendeur de bijoux à domicile.

Spécialiste du genre (Toutes les filles sont folles en 2003), Pascale Pouzadoux insiste dans la comédie légère sans prétention avec De l'autre côté du lit. La principale attraction vient évidemment du duo d'acteurs composé de Sophie Marceau et de Dany Boon. Le tandem s'en sort honorablement, malgré un scénario sans surprise et des dialogues insipides. D'aucuns reprocheront à ce film son côté caricatural dans les rapports homme-femme. C'est oublier un peu vite que c'est précisément sur cet aspect que repose la comédie et donc qu'au final, De l'autre côté du lit en dit certainement un peu plus que ce qui paraît sur le sujet.


Persécution (Zagubieni w miłości) de Patrice Chéreau, France, 2009, drame :

Daniel passe son temps entre un inconnu qui depuis quelques temps épie chacun de ses faits et gestes, et une femme, Sonia, dont il est totalement dépendant et à laquelle il demande beaucoup. Un jour l'inconnu l'interpelle en lui disant qu'il est l'homme de sa vie mais Daniel le rejette pour se rabattre un peu plus sur Sonia, qu'il idéalise en la persécutant, alors qu'elle ne veut qu'une simple histoire d'amour.

Patrice Chéreau fait du Patrice Chéreau (Intimité, Son Frère, Gabrielle), c'est-à-dire un cinéma psychologique tout en symboles marqué par son autre vie de metteur en scène avec en arrière-fond une réflexion sur les difficultés d'aimer ou sur l'incapacité à aimer. C'est ainsi que dans Persécution, la tension provient moins d'un scénario presque inexistant et brouillon que des acteurs (dont un toujours excellent Romain Duris) qui poussés à leur maximum par le cinéaste créent une atmosphère sombre et nerveuse tendant vers la panique. Ceux qui aiment le réalisateur et son style sauteront dans son train, les autres resteront sur le quai en reprochant un penchant pour le maniérisme.

Le 2 juillet

Shrek Forever After (Shrek Forever) de Mike Mitchell, Etats-Unis, 2010, animation :

Ne servant plus qu'à signer des autographes dans un royaume sans histoires, l'ogre Shrek s'ennuie fermement et regrette le temps où il terrifiait les gens. Mais c'est sans compter sur Tracassin qui profite de la situation pour l'envoyer et l'enfermer dans un monde parallèle où les ogres sont traqués et où Fiona et lui ne se sont jamais rencontrés.

A peine une décennie et déjà le quatrième volet d'une saga qui théoriquement ne devrait en compter que 4. Dreamworks Pictures utilise au maximum sa petite merveille ou plutôt ce qu'il en reste. Car après les deux premiers extraordinaires épisodes, le troisième était tombé dans une conformité navrante. Heureusement, si Shrek Forever After n'est pas parfait, il remonte sensiblement le niveau. Les images sont plus travaillées que jamais avec en outre la technologie 3D. La musique participe efficacement à la drôlerie générale et les personnages sont toujours aussi attachants. Cela devrait en assurer son succès auprès des plus jeunes. Mais pour les autres, à qui s'adresse également le film, il manquera certainement un grain de folie, une étincelle d'originalité que le héros avait en 2001 et qu'il n'a plus aujourd'hui.

Le 9 juillet


Einaym pkuhot (Oczy szeroko otwarte) de Haim Tabakman, France/ Israël/ Allemagne, 2009, drame :

Marié, père de 4 enfants et membre respecté de la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem, Aaron est bouleversé par sa rencontre avec Ezri, un étudiant de 22 ans. Cette relation l'éloigne progressivement de sa famille et de la communauté mais les pressions extérieures (entourage) et intérieure (culpabilité) l'obligent à prendre une décision.

L'originalité est une condition nécessaire pour réussir un film et Einaym pkuhot la possède sans aucun doute. Ce n'est pas dans le thème maintes fois développé de la liberté sexuelle dans une société contemporaine (il suffit de penser à Brokeback Mountain dans un passé récent). Ce n'est pas dans la technique même si la mise en scène est très rigoureuse, refusant tout contrechamp et offrant des cadrages marquants. Non, l'originalité provient de la mise en scène de ce thème dans un contexte particulier, celui d'une communauté à l'intérieur de laquelle il est tabou. Et c'est dans cette contextualisation, dans ce portrait très soigné jusqu'au moindre petit détail, jusqu'à la moindre petite règle de vie, jusqu'à la moindre évolution psychologique, que Haim Tabakman, jeune réalisateur israélien de 34 ans, laisse entrevoir de grands espoirs pour lui-même (c'est son premier long métrage) et pour sa nation (possibilité progressive de parler de choses qui hier ne pouvaient pas s'exprimer).

Le 16 juillet


 

EGALEMENT A L’AFFICHE

Le 2 juillet

The Fourth Kind (Czwarty stopień) d'Olatunde Osunsanmi, Etats-Unis, 2009, thriller : en Alaska, un psychologue filme des séances d’hypnose grâce auxquelles il commence à comprendre les peurs de ses patients et les disparitions inexpliquées de plusieurs personnes depuis les années 1960.

Le 16 juillet

A Nightmare on Elm Street (Koszmar z ulicy Wiązów) de Samuel Bayer, Etats-Unis, 2010, horreur : dans une banlieue sans histoire, cinq jeunes hommes font chaque nuit le même cauchemar dans lequel surgit un homme atrocement défiguré à la voix caverneuse.

Predators de Nimrod Antal, Etats-Unis, 2010, action : un commando fait tout ce qu’il peut pour lutter contre une mystérieuse race de monstres.

Gordos (Grubasy) de Daniel Sanchez Arevalo, Espagne, 2009, comédie : 5 personnes obèses se retrouvent dans le cadre d'une thérapie pour essayer de comprendre leur situation et y remédier.

Le 23 juillet

When in Rome (Pewnego razu w Rzymie) de Mark Steven Johnson, Etats-Unis, 2010, comédie romantique : de retour aux Etats-Unis après un voyage à Rome où elle a pris des pièces au fond d’une fontaine de l’amour, une femme est confrontée à une déferlante de prétendants.

Knight and Day (Wybuchowa para) de James Mangold, Etats-Unis, 2010, comédie : une femme qui n’a pas de chance dans ses relations avec les hommes pense avoir enfin trouvé l’homme de sa vie.

Tinker Bell and the Great Fairy Rescue (Dzwoneczek i uczynne wróżki) de Bradley Raymond, Etats-Unis, 2010, animation : Clochette a été kidnappée par une petite fille. Les fées tentent de la libérer.

Alle Anderen (Wszyscy inni) de Maren Ade, Allemagne, 2009, drame : un couple heureux en vacances en Sardaigne est perturbé dans ses certitudes par un autre couple.

El Lince perdido (Ryś i spółka, czyli zwierzaki kontratakują) de Raul Garcia et Manuel Sicilia, Espagne, 2008, animation : un millionnaire est bien décidé à créer sa propre réserve d'animaux en voie de disparition. Mais les animaux ne sont pas forcément prêts pour y venir, notamment Félix le lynx et Gus le caméléon.

Le 30 juillet

Inception (Incepcja) de Christopher Nolan, Etats-Unis/ Royaume-Uni, 2010, thriller : Dom Cobe est spécialiste en « extraction », technique qui consiste à s’introduire dans l’esprit d’une personne pour en extraire ses secrets les mieux gardés. Mais en développant son don, il a perdu l’amour de sa vie et est recherché dans toute la planète. Pour se racheter, il doit implanter une idée dans l’esprit d’une personne. 

The Sorcerer's Apprentice (Uczeń czarnoksiężnika) de Jon Turteltaub, Etats-Unis, 2010, fantastique : un sorcier vivant à Manhattan initie un garçon pour qu’il l’aide à sauver la ville.

Mine vaganti de Ferzan Ozpetek, Italie, 2009, comédie dramatique : lors d'une réunion d'une riche famille qui fait dans les pâtes, le benjamin envisage d'avouer son homosexualité. Mais son frère aîné, qui doit hériter de l'empire, le devance et annonce son homosexualité à lui. Le fils indigne est chassé et tous les espoirs de la famille reposent sur le benjamin qui n'a rien dit. Mais ses amis débarquent pour une visite surprise.

 

 

 


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