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Nous vous proposons ici une selection de quelques films.

Retrouvez les résumés et les dates de sorties de nombreux autres films dans le numéro des Echos de Pologne en cours.

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SORTIES DU MOIS DE
MARS 2007

Zwartboek (Czarna ksiega) de Paul Verhoeven, Pays-Bas/ Grande-Bretagne/ Allemagne, 2005, drame historique :

Seule survivante d’un groupe de réfugiés juifs qui essayait de rejoindre le sud des Pays-Bas et qui a été intercepté par les nazis, la belle chanteuse Rachel Stein s’engage dans la résistance, parvient à infiltrer les services secrets allemands et à séduire un des principaux officiers qui lui propose un travail.

Le dernier opus de Paul Verhoeven est à la fois un témoignage historique, une interrogation morale et une oeuvre esthétique. Un témoignage historique sur une période sombre de l’histoire que le réalisateur retravaille en l’incorporant dans le cadre d’un film d’espionnage. Une interrogation morale sur les limites du bien et du mal, avec des frontières de plus en plus floues où l’on assiste à certains retournements et où le manichéisme primaire devient obsolète. Une oeuvre esthétique par la maîtrise de l’ensemble : il n’y a rien d’extraordinaire dans la mise en scène ou dans le jeu des acteurs, mais en même temps, on ne peut rien reprocher de précis. Au final un bon film, très classique d’avant-guerre, mis en valeur par une intensité croissante et par une excellente interprétation de l’héroïne.

Le 2 mars.


Rocky Balboa de Sylvester Stallone, Etats-Unis, 2006, drame :

Alors que son épouse est morte, que son fils ne vient plus le voir et qu’il ne lui reste de sa gloire passée que des histoires à raconter dans son restaurant, Rocky Balboa, se voit proposer un défi à la hauteur de sa légende : affronter le nouveau champion qui ne trouve pas d’aversaire à sa taille.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce sixième épisode de la saga Rocky n’est pas loin d’être l’un des meilleurs et en tout cas il est nettement plus convaincant que les 3, 4 et 5. La raison en est certainement la sincérité avec laquelle Sylvester Stallone traite son héros, ne trichant ni sur son âge ni sur les effets spéciaux. Les scènes inévitables ne font pas dans la surenchère, mélange de nostalgie et d’émotions fortes. Sans gros moyens, le réalisateur signe un film très personnel et introspectif qui assure à Rocky, symbole d’une certaine Amérique, une sortie des plus honorables avec toutefois une interrogation : si le passé est glorifié, si le présent est encore glorieux, quid du futur ? Quoi qu’il en soit, la boucle est bouclée et l’on aimerait que tous les derniers épisodes de sagas soit au moins du même niveau.

Le 9 mars.


Mrs. Henderson Presents (Pani Henderson) de Stephen Frears, Grande-Bretagne, 2004, comédie dramatique :

En 1937 à Londres, Laura Henderson, 69 ans, tout juste veuve, décide d’acheter un théâtre, le Windmill et de nommer Vivian Van Damm comme directeur artistique. Mais les deux fortes personnalités ont du mal à s’accomoder à tel point que Van Damm, choquée par les excentricités de lady Henderson, en arrive à lui interdire l’entrée de son propre théâtre. Cette relation tumultueuse débouchera pourtant sur une remise en question de la pratique théâtrale en Grande-Bretagne.

Sans grand rapport en ce qui concerne le scénario avec le précédent et remarqué Dirty Pretty Things, Mrs. Henderson Presents n’en vaut pas moins le détour. Dans une approche très à la mode actuellement (il suffit de se rappeller du Marie-Antoinette de Sofia Coppola), le réalisateur se sert d’un ou deux personnages pour décrire une période historique, en l’occurence le monde du spectacle dans la Grande-Bretagne de l’entre-deux-guerres. Et il faut souligner que Stephen Frears se sort particulièrement bien de cet exercice de style proposant sans que l’on s’en rende compte une comédie sarcastique, tendance cabaret, rythmée par une musique entraînante et des dialogues absolument savoureux. Pour sa finesse, pour son humour, pour son sens du détail, un excellent divertissement.

Le 16 mars


Requiem de Hans-Christian Schmid, Allemagne, 2006, drame

Jeune allemande de 21 ans, Michaela a du mal à poursuivre ses études en raison d’attaques épileptiques de plus en plus violentes. Lors de l’une d’entre elles, elle entend des voix et à d’étranges visions. Un prêtre la persuade qu’elle est possédée par le démon et qu’elle doit être exorcisée. Ses amis essaient quant à eux de l’orienter vers un psychiatre, mais sans beaucoup de succès.

S’inspirant du même fait réel que celui dont est tiré L’Exorcisme d’Emily Rose, Requiem adopte une approche aux antipodes de l’opus hollywoodien. Hans-Christian Schmid a en effet résolument pris l’option quasi documentaire pour retracer la descente aux enfers de cette étudiante interprétée de façon absolument magistral par Sandra Hüller qui, pour l’occasion, a décroché l'Ours d'Argent de la meilleure actrice au 56ème Festival de Berlin. Sans trucage particulier, dans une atmosphère lourde et parfois très aride, Requiem présente une des dérives vers lesquelles les religions tendent et place le spectateur dans un certain malaise dont on a un peu de mal à sortir. Si le salut n’est pas forcément au bout du film, l’enfer non plus, sauf peut-être pour l’héroïne.

Le 23 mars


 

El Laberinto del Fauno (Labirynt Fauna) de Guillermo Del Toro, Mexique/ Espagne/ Etats-Unis, 2006, fantaisie

Dans l’Espagne de 1944, Carmen est mariée contre sa volonté à un capitaine de l’armée franquiste très autoritaire. Jeune épouse pas très heureuse, elle découvre par hasard près de sa maison un mystérieux labyrinthe gardé par un étrange personnage qui lui révèle qu’elle est la princesse d’un royaume enchanté.
Ce conte pour adultes, lucide et cruel, impressionne par sa photographie et ses décors au milieu desquels trône un incroyable et effroyable Sergi Lopez. Le scénario est certes un peu alambiqué et l’on peut parfois s’égarer dans ce labyrinthe fantastique, mais il en resort une atmosphère telle qu’on se laisse volontiers emporter dans cet univers féerique qui n’est rien d’autre que l’envers du décor de l’Espagne franquiste. En effet, ce film est aussi et surtout une critique véhémente du fascisme et de sa violence qui s’exprime dans un certain nombre de scènes très réalistes. Oeuvre poétique et symbolique, El Laberinto del Fauno envoûte tout en construisant une passerelle entre réalité et fiction ou plutôt en détruisant la frontière entre réalité et fiction.

Le 30 mars


 

 

EGALEMENT A L’AFFICHE

Le 2 mars

El Violin (Skrzypce) de Francisco Vargas, Mexique, 2006, drame :
officiellement fermiers et musiciens itinérants, Don Plutarco et son fils Genaro font également partie de la guérilla dont les chefs viennent d’être arrêtés et dont la plupart des munitions est cachée dans un village encerclé par les soldats..

Dreamgirls de Bill Condon, Etats-Unis, 2005, comédie dramatique :
lors d’un concours de chant dans les années 60, trois jeunes filles sont repérées par un ambitieux manager qui veut en faire des stars.

Testosteron de Tomasz Konecki et Andrzej Saramonowicz, Pologne, 2007, comédie :
juste avant le mariage de l’année entre une jeune scientifique et une chanteuse, trois hommes vêtus en noir s’enferment dans la salle du restaurant.


Le 9 mars

The Grudge 2 (Klatwa 2) de Takashi Shimizu, Etats-Unis, 2006, horreur :
trois jeunes gens qui ne se connaissent pas ont pour seul point commun d’être liés par une terrible malédiction.

Tryptyk Rzymski de Marek Luzar, Pologne, 2006, film d’animation :
dessin animé en trois parties reposant sur un poème de Jean Paul II intitulé Tryptique romain et centré autour du cycle d’Abraham et d’Isaac.

Bezmiar sprawiedliwosci de Wieslaw Saniewski, Pologne, 2006, drame :
alors qu’il ne veut pas devenir juriste après des études de droit, un jeune homme est envoyé par son père auprès d’un brillant avocat chargé de le convaincre de faire comme lui.


Le 16 mars

Music and Lyrics de Marc Lawrence avec Drew Barrymore et Hugh Grant, Etats-Unis, 2006, comédie romantique :
alors qu’ils travaillent sur un projet commun, une chanteuse et un compositeur n’entretiennent pas que des relations professionnelles.

Employee of the Month de Greg Coolidge, Etats-Unis, 2006, comédie :
deux employés peu modèles décident de se mettre au travail losque la superbe Amy annonce qu’elle sortira avec l’employé du mois.

Letters from Iwo Jima (Listy z Iwo Jimy) de Clint Eastwood, Etats-Unis, 2006, drame historique :
défendant comme ils peuvent l’île d’Iwo Jima en 1945, les soldats japonais et leur commandant savent qu’ils ont très peu de chance de survivre et, pour témoigner, laissent derrière eux des centaines de lettres conservées dans la terre aride.


Le 23 mars

300 (300 Spartan) de Zack Snyder, Etats-Unis, 2004, drame historique :
la bataille des Thermopyles en 480 avant notre ère s’est certes terminée par le massacre d’un des rois de Spartes Léonidas et de ses soldats mais a permis au peuple grec de se souder contre l’ennemi perse.

Man of the Year de Barry Levinson avec Robin Williams, Etats-Unis, 2005, comédie :
un animateur de talk-show, candidat pour rire, est élu président des Etats-Unis.

Le 30 mars

The Illusionist (Iluzjonista) de Neil Burger, Etats-Unis, 2006, drame :
jaloux d’un illusioniste devenu l’homme le plus célèbre de Vienne dans les années 1900, le très rationnaliste prince Léopold charge un inspecteur de dévoiler les impostures du magicien.


 

 


 

 

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