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Nous vous proposons ici une selection de quelques films.

Retrouvez les résumés et les dates de sorties de nombreux autres films dans le numéro des Echos de Pologne en cours.

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SORTIES DU MOIS DE NOVEMBRE 2009

 

Män som hatar kvinnor (Millennium: Mężczyźni, którzy nienawidzą kobiet) de Niels Arden Oplev, Suède/ Danemark/ Allemagne, 2009, thriller :

Pour enquêter sur le meurtre de sa nièce, Henrik Vanger engage Mikael Blomkvist, un ancien journaliste. Ce dernier découvre que la famille Vanger regorge de haine et de secrets. Néanmoins, sa « collaboration » avec Lisbeth Salander lui permet d'approcher la vérité.

Transformer 700 pages en 2h32 d'images, tel était le pari de Niels Arden Oplev quand il entreprit d'adapter le roman à succès de Stieg Larsson, Män som hatar kvinnor (Les hommes qui n'aimaient pas les femmes). Le réalisateur danois en essayant d'être le plus fidèle possible (il n'a « enlevé » que quelques passages pour que l'intrigue soit plus accessible) a remarquablement retranscrit l'atmosphère si nordique de l'histoire, symbolisée par le premier grand rôle d'une jeune actrice inconnue qui ne le restera pas : Noomi Rapace. Revers de la médaille, une mise en scène efficace, mais sans grande caractéristique, très académique, s'appuyant avant tout sur les ressorts du livre. Un bon thriller, malgré un manque de personnalité.

Le 6 novembre

(500) Days of Summer (500 dni miłości) de Marc Webb, Etats-Unis, 2009, comédie :

Tom croit au coup de foudre et quand il rencontre Summer, il est sûr que c'est le grand amour. Le 32ème jour, Tom est absolument certain de vouloir passer sa vie avec Summer. Le 185ème jour, la situation est moins nette, mais l'espoir demeure.

Pour son premier long métrage, Marc Webb, habitué à être derrière la caméra, mais essentiellement pour des clips, offre un film assez conventionnel sur le fond, mais plutôt réjouissant sur la forme. Le scénario accompagné d'une intéressante bande-son est suffisamment travaillé pour permettre aux acteurs (Joseph Gordon-Levitt, Zooey Deschanel) de donner leur pleine mesure et de rendre ce couple mal assorti attachant. Le tempo dynamique, les mille petites trouvailles de la mise en scène et l'humour ne cachent pas les quelques défauts mais font de (500) Days of Summer une comédie romantique un brin originale.


Das Weisse Band (Biała wstążka) de Michael Haneke Autriche/ France/ Allemagne, 2009, drame :

A la veille de la Première Guerre mondiale, dans un petit village du nord de l'Allemagne, une série d'accidents suspects ressemble étrangement à un rituel punitif. On entre progressivement dans cet univers protestant pas forcément très excitant du début du XXe siècle. Puis la tension dramatique nous gagne sans que l'on s'en rende compte. Et finalement on en sort brutalement, le générique défilant entraînant avec lui la plupart de nos points d'interrogation. C'est un peu la marque de fabrique de Michael Haneke (Funny Games, Caché, La Pianiste), cette volonté que le spectateur produise sa propre lecture. Une certaine frustration quelque part et puis on repense à Das Weisse Band, on cherche des réponses, on en trouve certaines... Le film est le reflet d'une société en train de se perdre où les rapports sociaux basés sur la répression ne peuvent que déboucher sur des drames. Seul salut, ce ruban blanc (dans un film en noir et blanc à la photographie magnifique), symbole de pénitence imposé aux enfants. Mais la guerre se déclenche quand même. Das Weisse Band a obtenu la Palme d'or au dernier Festival de Cannes.

Le 13 novembre


Ricky de François Ozon, France, 2009, drame fantastique :

Une histoire d'amour ordinaire entre une femme ordinaire, Katie, et un homme ordinaire, Paco, débouche sur un bébé extraordinaire, Ricky.

Alors qu'il est maintenant reconnu comme un des plus grands cinéastes français de sa génération avec une bonne dizaine de longs métrages à son actif (dont Sous le Sable, 8 Femmes ou Swimming Pool), François Ozon a une grande peur : se répéter. Avec Ricky, le problème ne se pose pas, mais alors pas du tout.
Certes, le réalisateur avait déjà montré une tendance au mélange des genres, notamment en incluant du fantastique dans sa narration (Les Amants meurtriers), mais rien d'aussi abouti que ce conte décalé et déroutant. Par sa forme tout d'abord avec des ruptures de ton osées mais généralement efficaces, alternant sans choisir entre merveilleux et angoissant. Par son fond ensuite, car cette parabole sur la famille qui vous détruit ou vous protège ou parfois les deux, renvoie à un thème universel auquel chacun peut apporter sa réflexion. Un film atypique où l'envol d'un bébé ne semble pas aussi impossible que cela.


Taking Woodstock d'Ang Lee, Etats-Unis, 2009, comédie musicale :

En 1969, Elliot est obligé de retourner vivre chez ses parents qui gèrent un motel misérable. Il entend par hasard parler d'un festival de musique hippie et convainc les producteurs de l'organiser dans le champs de son voisin. Trois semaines plus tard, 500 000 personnes débarquent.

A l'instar de François Ozon, mais avec quelques années et récompenses en plus (Tigres et Dragons, Brokeback Mountain, Lust, Caution), l'éclectique Ang Lee surprend toujours avec cette fois une comédie, genre peu habituel pour le cinéaste taïwanais. En abordant ce moment historique pour toute une génération par l'intermédiaire d'une petite histoire de famille, le réalisateur restitue l'atmosphère si particulière de ces jours hors du temps. Plein d'humour et de tendresse, ce retour nostalgique mais sans faux sentiment sur probablement le plus grand festival du XXe siècle apporte un peu d'innocence à un monde contemporain qui semble en manquer.

Le 27 novembre


 

EGALEMENT A L’AFFICHE

Le 6 novembre

The Tibetan Book of the Dead: The Great Liberation (Tybetańska księga umarłych) de Barrie Angus McLeane et Yukari Hayashi, Canada/ France, 1994, documentaire : pendant 4 mois, la caméra suit un vieux lama et son jeune élève en quête des fondements du bouddhisme, la compassion et la recherche de la vérité.

Terra (Terra 3D) de Aristomenis Tsirbas, Etats-Unis, 2007, animation : dans le cadre d'une guerre interplanétaire, des guerriers humains attaquent une planète en paix pour la coloniser.

Fame (Sława) de Kevin Tancharoen, Etats-Unis, 2009, documentaire : dans le cadre de la très prestigieuse High School of Performing Arts de New York, chaque élève se voit offrir la chance de réaliser son rêve, mais tout le monde n'a pas assez de talent.

Nigdy nie mów nigdy de Wojciech Pacyna, Pologne, 2009, drame : chasseur de tête pour une grande entreprise, Ama, 30 ans, est riche et indépendante, mais au fond, elle est malheureuse car elle veut absolument devenir mère. Pour cela, elle sort avec le client qu'elle vient de recruter.

Nord (Białe szaleństwo) de Rune Denstad Langlo, Norvège, 2008, comédie dramatique : un ancien skieur professionnel a une dépression nerveuse et passe son temps à consommer alcool et tabac. Plus rien n'a de sens pour lui jusqu'au moment où on lui annonce qu'il serait le père d'un enfant. Il part alors à sa recherche et au cours de son périple reprend peu à peu goût à la vie.

[Rec] 2 de Jaume Balaguero et Paco Plaza, Espagne, 2009, horreur : la terreur continue dans cette cage d'escalier où des adolescents sont venus compléter le nombre des victimes.

Le 13 novembre

Buntat na L. (Bunt L.) de Kiran Kolarov, Bulgarie, 2006, drame : un brillant étudiant tente de gagner l'Ouest mais il est arrêté et condamné. Amnistié à la chute du Mur de Berlin, il est trop marqué par les conditions de son emprisonnement pour pouvoir se libérer de l'obsession de se venger.

2012 de Roland Emmerich, Canada/ Etats-Unis, 2009, science-fiction : les Mayas avaient prévu la fin du monde pour 2012 et les mouvements des plaques tectoniques qui s'intensifient semblent bien leur donner raison.

Demakijaż de Anna Maliszewska et Maria Sadowska, Pologne, 2009, drame : réflexions féminines sur le monde contemporain à travers trois courts métrages.

Rewers de Borys Lankosz, Pologne, 2009, thriller : dans les années 1950 à Varsovie, un jeune homme repère Sabina, 30 ans, qui travaille dans une maison d'édition. Grand Prix du dernier Festival des films polonais de Gdynia.

Roman Polanski: Wanted and Desired (Polański. Ścigany i pożądany) de Marina Zenovich, Etats-Unis, 2008, documentaire : retour sur les raisons qui ont poussé Roman Polański à fuir la justice américaine et son goût du spectacle.

Le 20 novembre

The Twilight Saga : New Moon (Saga Zmierzch: Księżyc w nowiu) de Chris Weitz, Etats-Unis, 2009, thriller : Edward parti, Bella est malheureuse. Elle prend de plus en plus de risques et c'est le fidèle Jacob qui l'aide à s'en sortir. Mais leurs sentiments réciproques sont ambigus.

The Time Traveler's Wife (Zaklęci w czasie) de Robert Schwentke, Etats-Unis, 2009, fantastique : Clare essaie de mener une vie normale avec Henry, mais ce dernier souffre d'une anomalie génétique rare qui l'oblige à vivre dans une temporalité différente.

A Christmas Carol (Opowieść wigilijna) de Robert Zemeckis, Etats-Unis, 2009, animation : un vieil avare a passé sa vie à accumuler des richesses. La veille de Noël, il reçoit la visite de trois fantômes qui tentent de lui montrer la vacuité de son mode de vie.

The Yes Men Fix the World (Yes-meni naprawiają świat) d'Andy Bichlbaum et Mike Bonanno, France/ Etats-Unis, 2008, documentaire : les Yes Men, des spécialistes en communication qui luttent contre le néolibéralisme, ont monté une action pour provoquer en 2004 la chute du cours de la société Dow Chemicals coupable d'indifférence suite à la catastrophe qui avait fait 18 000 morts et 100 000 contaminés 20 ans auparavant.

Bumaznyj Soldat (Papierowy żołnierz) d’Aleksiej German Jr., Russie, 2008, drame : en 1961, au Kazaksthan, Daniel est le médecin qui s'occupe des enfants des premiers cosmonautes soviétiques. Marié, il entretient une liaison avec une certaine Wiera et finit par quitter sa femme.

Le 27 novembre

Arn – Tempelriddaren (Templariusze. Miłość i krew) de Peter Flinth, Danemark/ Finlande/ Allemagne/ Norvège/ Suède/ Grande-Bretagne, 2007, drame : au XIIe siècle, un jeune chevalier du Temple part pour les croisades où il va gagner le respect de Saladin. Mais il laisse derrière lui Cecilia qui attend leur enfant et qui est recluse dans le couvent de la terrible mère supérieure Rikissa.

Law Abiding Citizen (Prawo zemsty) de G. Gray, Etats-Unis, 2009, thriller : un homme ne supportant pas l'évolution du procès des meurtriers de sa femme et de sa fille, décide de se venger tout seul.

Dom zły de Wojciech Smarzowski, Pologne, 2009, drame : durant l'hiver 1982, pendant l'état de guerre, le colonel Mróz essaie d'élucider le mystère d'une tragédie survenue quelques années auparavant dans un petit village des Bieszczady.

Plennyj (Zakładnik) d'Alexey Uchitel, Russie/ Bulgarie, 2008 : deux jeunes soldats russes conduisent au quartier général un rebelle tchétchène encore plus jeune qu’eux qu'ils viennent de faire prisonnier.

 

 

 


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