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Nous vous proposons ici une selection de quelques films.

Retrouvez les résumés et les dates de sorties de nombreux autres films dans le numéro des Echos de Pologne en cours.

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SORTIES DU MOIS DE OCTOBRE 2011

 

Jodaeiye Nader az Simin (Rozstanie) d'Asghar Farhadi, Iran, 2011, drame :

Sa femme étant partie, Nader engage une aide-soignante pour assurer les soins auprès de son père malade. Mais cette aide d'une part est enceinte et d'autre part n'a pas l'accord de son mari, un homme imprévisible, pour faire ce travail.

Avec l'Ours d'or du meilleur film, l'Ours d'argent de la meilleure actrice et l'Ours d'argent du meilleur acteur, Jodaeiye Nader az Simin a fait un véritable triomphe à la dernière berline. Le film a peut-être bénéficié de sa nationalité, toujours attractive en Europe, spécialement en plein « printemps arabe », mais il doit son plébiscite avant tout à sa qualité intrinsèque et à une puissance narrative remarquable. Asghar Farhadi (La Fête du feu, A propos d'Elle) propose une mise en scène haletante ponctuée de plans qui marquent les esprits. Témoignage sur une société perdue par des années de dictature où le mensonge s'est installé à tous les niveaux, Jodaeiye Nader az Simin décrit des personnages complexes dont un duo de protagonistes superbement incarnés (Leila Hatami et Peyman Moadi) que le spectateur aime et déteste tour à tour. Point de manichéisme donc et une immense dose d'humanité intimiste.

Le 7 octobre


The Debt (Dług) de John Madden, Etats-Unis, 2011, thriller :

En 1965, trois agents du Mossad enlèvent le "chirurgien de Birkenau" dans le but de le transférer en Israël. Mais le prisonnier essaie de s'enfuir dans les rues de Berlin-Est où il trouve la mort. Trente ans plus tard, les trois « héros » sont toujours marqués par cette mission et lorsque Rachel apprend qu'un homme en Ukraine prétend être le médecin nazi, elle se sent obligée de repartir en Europe pour vaincre ses vieux démons.

Remake hollywoodien du film israélien Ha-Hov, The Debt est (il faut le noter car ce n'est pas très fréquent) une amélioration de l'original. John Madden a en effet réussi à tirer le maximum de ses acteurs (en particulier d'Hellen Mirren) et d'un scénario qui joue essentiellement sur les flashbacks pour créer une tension croissante jusqu'à la fin ou presque. Car s'il y a bien amélioration et si le film est un thriller efficace qui respecte les codes du genre, ce n'est pas non plus transcendant. L'histoire est très prévisible et la partie contemporaine n'est pas au niveau du huis clos psychologique qui se passe en 1965. The Debt a obtenu le Prix spécial police au dernier Festival international du film policier de Beaune.

Le 14 octobre

Pina de Wim Wenders, France/ Allemagne/ Royaume-Uni, 2011, documentaire musical :

Voyage au cœur de l'univers de la chorégraphe Pina Bausch, décédée en 2009 et qui avait fait de la ville de Wuppertal le centre de sa création.

La carrière de Wim Wenders a connu des hauts et des bas et il n'a pas réussi à sortir en salle son dernier film (Palermo Shooting), mais ce qui est sûr, c'est que quand il s'attaque à la musique, le résultat est au rendez-vous : Bueno Vista Social Club et The Soul of a Man. Avec Pina, c'est la même chose : un véritable petit bijou qui tient tout à la fois du sujet (le formidable personnage de Pina Bausch), du réalisateur (une maîtrise indéniable de la photographie) et de la technique utilisée (la 3D donne une autre dimension à la danse contemporaine et révèle un potentiel indéniable). Le spectateur se retrouve vraiment au plus près de toutes les distorsions et émotions des danseurs. Après le succès populaire de Black Swan, un autre regard probablement encore plus riche sur l'art chorégraphique, en l'occurrence sur la danse moderne.


Les Emotifs anonymes (Przepis na miłość) de Jean-Pierre Améris, Belgique/ France, 2010, comédie romantique :

Le propriétaire d’une fabrique de chocolat et une de ses chocolatière sont amoureux l'un de l'autre, mais les deux sont trop timides pour faire le premier pas et ce qu'ils font (ou pas) à davantage tendance à les éloigner.

Jean-Pierre serait-il un prénom de réalisateur qui prédestinerait à une certaine esthétique nostalgique ? Jeunet en a fait une marque de fabrique avec Le fabuleux Destin d'Amélie Poulain, Améris la retravaille à sa manière dans Les Emotifs anonymes. Mais si le premier la mettait au service d'une perspective tendant vers le fantastique, le second lorgne du côté de la comédie légère et sucrée. Le parallèle s'arrête là car le film d'Améris est un parfait exemple de long métrage au scénario presque inexistant qui repose avant tout sur la prestation de ses acteurs. Autant dire que le spectateur qui a un faible pour Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde n'aura aucun mal à prendre du plaisir car la complicité et l'humour des deux protagonistes sont contagieux. Pour les autres, il faudra ne pas trop attendre de cette comédie qui n'a d'autre but que de donner un peu de légèreté à la grisaille du quotidien.

Le 21 octobre

Habemus papam (Habemus Papam – mamy papieża) de Nanni Moretti, France/ Italie, 2011, drame :

Les fidèles catholiques rassemblés sur la place Saint-Pierre attendent avec fébrilité l'apparition du nouveau pape qu'une fumée blanche a annoncé mais qui se laisse désirer au point qu'ils commencent à douter de sa venue.

Si Nanni Moretti est connu pour ses engagements politiques et pour le côté très mordant de certains de ses films (Le Caïman, satire anti-Berlusconi), il est aussi connu pour être là où on ne l'attend pas. Et de même que La messe est finie n'était pas un film anti-clérical, mais davantage une oeuvre sur la société italienne, son évolution, notamment au coeur de la famille, Habemus papam n'est pas un film contre le pape ou le Vatican, mais plutôt un tableau tendrement lucide sur une institution et les hommes qui la composent. La mélancolie papale y contre-balance les scènes burlesques (tournoi de volley-ball des cardinaux) sans que le spectateur n'est l'impression d'une farce. Le réalisateur italien en profite également pour attaquer la psychanalyse à travers le personnage qu'il incarne et surtout, il offre à Michel Piccoli un rôle qui fera date. Habemus papam a notamment obtenu la Palme d'or au dernier festival de Cannes.

Le 28 octobre

 

EGALEMENT A L’AFFICHE

07 octobre

Bon Appétit (Bon Apetit) de David Pinillos, Espagne/ Allemagne/ Suisse/ Italie, 2010, comédie romantique : Daniel, un jeune basque espagnol s'intègre très vite dans l'équipe d'un prestigieux restaurant de Zurich mais les problèmes commencent quand il se sent de plus en plus proche de la sommelière qui est également l'amante du cuisinier en chef.

Killer Elite (Elita zabójców) de Gary McKendry, Etats-Unis, 2011, thriller : pour venir en aide à son meilleur ami, un ancien soldat de la navy sort de sa retraite.

Daas d'Adrian Panek, Pologne, 2011, drame historique : dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le juif Jacob Frank s'installe en Pologne, se proclame messie et provoque une conversion massive de ses disciples au catholicisme. Le franquisme se développe alors et ses adeptes deviennent des personnalités de la société polonaise après la mort de leur maître.

14 octobre

Real Steel (Giganci ze stali) de Shawn Levy, Etats-Unis, 2011, action : Charlie, ancien boxeur, s'associe avec son fils pour fabriquer et préparer un robot capable de battre sur le ring des congénères de 2m40 et 900 kg.

Jane Eyre de Cary Fukunaga, Royaume-Uni, 2011, drame : Jane est la gouvernante de la fille du riche Edward Rochester. Bien que très renfermé, celui-ci éprouve rapidement des sentiments envers son employée.

The Three Musketeers (Trzej muszkieterowie 3D) de Paul W.S. Anderson, France/ Allemagne/ Etats-Unis, Royaume-Uni, 2011, action : adaptation en 3D du roman d'Alexandre Dumas.

Khodorkovsky (Chodorkowski) de Cyril Tuschi, Allemagne, 2010, documentaire : zoom sur l'ancien patron du géant pétrolier russe Ioukos qui en raison de son opposition à Poutine s'est retrouvé en prison depuis 2003.

Baby są jakieś inné de Marek Koterski, Pologne, 2011, comédie noire : deux hommes se battent contre des représentantes du sexe opposé qui compte bien créer un monde féminisé.

21 octobre

Paranormal Activity 3 de Tod Williams, Etats-Unis, 2011, horreur : retour sur la jeunesse de Kate et sur les événements à l'origine des phénomènes paranormaux qui hantent la jeune femme.

Win Win (Wszyscy wygrywają) de Thomas McCarthy, Etats-Unis, 2011, comédie : Kyle ne peut pas vivre chez son grand-père qui a déménagé dans un centre pour personnes âgées. Il doit donc habiter chez le tuteur de son grand-père auquel il s'ouvre petit à petit jusqu'au moment où il découvre que le tuteur espère bien profiter de l'argent de son grand-père.

Dream House (Dom snów) de Jim Sheridan, Etats-Unis, 2011, thriller : déménageant de New York dans une ville de Nouvelle Angleterre, Will pense avoir trouvé le paradis pour sa famille et lui. Mais ils apprennent rapidement que dans la maison où ils ont emménagé, le meurtre d'une femme et de ses deux enfants a eu lieu. Et le père qui est toujours vivant en est le principal suspect.

4:13 do Katowic d'Andrzej Stopa, Pologne, 2011, thriller : quand il monte à 4h13 dans un train en partance de Katowice, Artur est bien décidé à se venger et à assassiner quelqu'un.

28 octobre

Contagion (Contagion- epidemia strachu) de Steven Soderbergh, Etats-Unis, 2011, action : des scientifiques du monde entier tentent de trouver un remède au virus mortel qui se diffuse de manière ultra-rapide et provoque en plus la panique parmi la population.

Hidden 3D (Sanktuarium) d'Antoine Thomas, Italie/ Canada, 2011, horreur : à sa grande surprise, Brian Karter hérite de The Sanctuary ?? KK qui abrite un centre controversé.

Corridor (Klatka) de Johan Lundborg et Johan Storm, Suède, 2010, drame : Frank, étudiant en médecine plutôt solitaire, est très satisfait du calme de son appartement pour réviser ses examens. Mais Lotte s'introduit chez lui et marque la fin de ce calme pour lui.

Nannerl, la sœur de Mozart (Siostra Mozarta) de René Féret, France, 2010, drame : la sœur aînée de Mozart qui est appelée Nannerl, semble presque aussi douée que son frère pour la musique et le fils de Louis XV lui conseille même de se mettre à composer. Mais au XVIe siècle, ce n'est pas une occupation de femme.

 

 

 


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