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Nous vous proposons ici une selection de quelques films.

Retrouvez les résumés et les dates de sorties de nombreux autres films dans le numéro des Echos de Pologne en cours.

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SORTIES DU MOIS DE SEPTEMBRE 2010

 

Ne te retourne pas (Nie oglądaj się) de Marina de Van, France/ Luxembourg/ Belgique/ Italie, thriller :

Même si son entourage ne semble pas s'en apercevoir, Jeanne, qui est en pleine écriture de son premier roman, est persuadée que son corps se transforme. Au cours d'une visite chez sa mère, elle trouve une photo qui l'oriente vers une femme en Italie.

Si Dans ma peau en 2002 avait bénéficié notamment de l'effet de surprise d'un premier long métrage, Ne te retourne pas est victime entre autres d'un effet d'attente qui ne fonctionne pas. La force et la faiblesse du film vient de son casting avec en tête d'affiche Sophie Marceau et Monica Belluci. Les deux actrices sont égales à elles-mêmes et offrent une intéressante mutation physique qui traduit visuellement une mutation mentale complexe. Mais ces deux grands noms d'une part font de l'ombre aux autres protagonistes qui n'existent presque plus et d'autre part semblent avoir concentré toute l'attention de la réalisatrice qui n'est pas à son aise dans la mise en scène et dans un scénario acceptable dans sa première partie mais inconsistant par la suite. Une expérience peu concluante malgré une idée prometteuse.


Tetro de Francis Ford Coppola, Espagne/ Italie/ Etats-Unis/ Argentine, 2009, drame :

En exil en Argentine depuis 10 ans après avoir rompu avec sa famille, Tetro n'aime pas parler de cette période. Mais lorsque son frère cadet débarque pour essayer de comprendre ce qui s'est passé, tout refait surface.

Loin de ses projets grandioses (la trilogie The Godfather, Apocalypse Now, Dracula), Francis Ford Coppola est revenu depuis Youth Without Youth (2007) à un cinéma plus personnel mais pas moins intéressant car le réalisateur est quand même un des plus grand réalisateur états-unien vivant. La mise en scène est parfaitement maîtrisée, la photographie en noir et blanc bénéficie des dernières technologies pour un rendu impressionnant et puis surtout le choix et la direction d'acteurs est remarquable. Tetro fait quelque part penser à Rusty James dans lequel Matt Dillon et Mickey Rourke donnaient leur pleine mesure. Ici, c'est le fantasque Vincent Gallo qui incarne admirablement un homme touché dans une interprétation parfois déjantée mais toujours juste. Un film envoûtant.

Le 3 septembre

Micmacs à tire-larigot (Bazyl. Człowiek z kulą w głowie) de Jean-Pierre Jeunet, France, 2009, comédie policière :

Victime d'une balle perdue et quelques années plus tard d'une mine, Bazil est tout content d'intégrer à sa sortie de l'hôpital une communauté un peu spéciale composée de Remington, Calculette, Fracasse, Placard, la Môme Caoutchouc, Petit Pierre et Tambouille. Et le jour où Bazil retrouve les deux fabricants d'armes à l'origine de ses problème, toute cette petite bande imagine une vengeance digne de ce nom.

Autant le dire tout de suite, Micmacs à tire-larigot est probablement le premier film de Jean-Pierre Jeunet qui n'est pas tout à fait au niveau des autres (Delicatessen, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, Un long dimanche de fiançailles). Alors certes on y retrouve tout l'univers onirique et mamique du cinéaste, on y retrouve une esthétique travaillée dans les moindres détails, on y retrouve une mise en scène efficace, mais il manque ce grain de folie qui viendrait seconder un Dany Boom qui lui confirme qu'il a une panoplie d'acteur de plus en plus complète. Pour les amoureux du réalisateur.

Le 10 septembre


Mr. Nobody de Jaco Van Dormael, Canada/ Belgique/ France, 2009, drame :

Le train est sur le point de partir. Un enfant est sur le quai entre son père qui reste et sa mère qui part. Que doit-il faire ? A ce moment-là tout est encore possible.

Et Jaco Van Dormael a mis 13 ans depuis son remarqué Huitième Jour (1996) pour présenter tous ces possibles. Un film très ambitieux donc qui s'adresse au grand public. Et c'est peut-être là que se pose le problème. Car cela nécessite un certain effort pour suivre le héros dans ses « différentes » vies. Et ce n'est pas l'esthétique parfaite qui facilite la démonstration un peu longue : à tout vouloir vivre à la fois, on ne vit rien. Avec Mr. Nobody, le réalisateur belge approfondit ses thèmes de prédilection (l'enfance, le rêve et le hasard) et son univers fantastique mais en même temps s'éloigne d'un cinéma pour tous.


Street Dance 3D de Max Giwa et Dania Pasquinim Royaume-Uni, 2010, drame musical :

Les ennuis se multiplient pour Carly et son groupe de street dance en vue de la finale des championnats anglais. C'est même la catastrophe quand ils n'ont plus de salle de répétition. C'est alors que Carly rencontre Helena, une prof de danse classique qui lui propose un marché visant à faire un pont entre les deux mondes de la danse.

Il semblait difficile d'imaginer que le cinéma ne s'intéresse pas à l'un des phénomènes les plus à la mode en Europe, et notamment en Pologne (il n'est qu'à penser à la multiplication des éditions de l'émission You Can Dance). Donc un sujet dans l'air du temps traité d'une manière des plus honnêtes, à savoir avant tout comme un spectacle visuel. Il est clair que le public adolescent visé pourra si reconnaître dans cet univers où les marques invitent au conformisme. Les autres pourront au moins profiter de chorégraphies assez spectaculaires.

Le 24 septembre


 

EGALEMENT A L’AFFICHE

Le 3 septembre

Cooking History (Kucharze historii) de Peter Kerekes, Slovaquie, 2009, documentaire : à travers différents témoignages, la mise en valeur des recettes de cuisine militaire sert de prétexte à un regard sur l'histoire, notamment celle de l'Europe.

Kawasakiho ruze (Czeski błąd) de Jan Hrebejk, République tchèque, 2009, mœurs : alors que sa femme est sur le point de découvrir la liaison qu'il a avec une collègue, Ludek apprend un secret sur son beau-père et commence à creuser le passé.

Dzieci Wehrmachtu de Mariusz Malinowski, Pologne, 2009, documentaire : à la suite de la polémique en 2005 autour du grand-père de l'actuel Premier ministre, Donald Tusk, Mariusz Malinowski entreprend une enquête sur ces familles qui ont eu un de leur parent soldat de la Wermacht au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Le 10 septembre

Going the Distance (Stosunki międzymiastowe) de Nanette Burstein, Etats-Unis, 2010, comédie romantique : un couple vit bien son amour à distance entre San Francisco et New York. Alors que les deux jeunes gens envisagent de se rapprocher, ils obtiennent des offres de travail qui ne peuvent pas se refuser. Un seul problème : c'est en Californie et à Manhattan.

Na putu (Jej droga) de Jasmila Zbanic, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Allemagne, 2010, drame : un jeune couple vivant à Sarajevo souhaite fonder une famille. Mais à cause de son alcoolisme, Amar perd son travail de contrôleur aérien et se tourne vers l’intégrisme musulman. Ce que ne peut accepter son amie Luna.

Zgorszenie publiczne de Maciej Prykowski, Pologne, 2009, comédie romantique : dans un des quartiers occupés par les familles de mineurs de Bytom, un exhibitionniste en robe de chambre rose vient troubler le calme et commence à faire peur.

Milczenie jest złotem d'Ewa Pytka, Pologne, 2010, comédie romantique : créatrice de sons pour la radio, Inge a du mal à accepter la trahison de son ami jusqu'au jour où un inconnu l'embrasse et lui offre un bouquet de fleurs dans la rue.

Le 17 septembre

Matka Teresa od kotów de Paweł Sala, Pologne, 2010, drame : une forêt tranquille et un pique-nique familial, rien ne laisse prévoir de la suite tragique des événements pour cette vendeuse d'assurance et ce soldat de retour d'Afghanistan.

Huśtawka de Tomasz Lewkowicz, Pologne, 2010, drame : Michał, père d'une adorable petite fille, est tiraillé entre sa femme Anna et sa maîtresse, Karolina. Les deux femmes sont l'exacte opposée l'une de l'autre mais Michał ne sait pas laquelle choisir car il ne veut blesser personne.

Jestem twój de Mariusz Grzegorzek, Pologne, 2009, drame : une femme médecin de 30 ans abandonne son mari et fait la connaissance d'un criminel qui l'a met enceinte. Elle veut avorter mais le père est bien décidé à ne pas la laisser faire.

Le 24 septembre

Wall Street 2: Money Never Sleeps (Wall Street: Pieniądz nie śpi) d'Oliver Stone, Etats-Unis, 2010, drame : Gordon Gekko poursuit ses petites activités illégales dans le domaine des fonds de couverture, même s'il se trouve en prison.

Io sono l'amore (Jestem miłością) de Luca Guadagnino, Italie, 2009, drame : Emma se sent enfermée dans son mariage au sein d'une riche famille d'industriels milanais. Mais la connaissance d'Antonio, le meilleur ami de son fils, provoque des émotions qu'il est difficile de réprimer après tant d'années de frustration.

 

 

 


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