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Nous vous proposons ici une selection de quelques films.

Retrouvez les résumés et les dates de sorties de nombreux autres films dans le numéro des Echos de Pologne en cours.

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SORTIES DU MOIS DE SEPTEMBRE 2011

 

Vénus noire (Czarna Venus) d'Abdellatif Kechiche, Belgique/ France/ Italie, 2010, drame historique :

1810. Caezar quitte l'Afrique du Sud pour l'Europe et rapporte dans ses bagages Saartjie Baartman, une de ses esclaves. En raison d'un physique assez disgracieux (hypertrophie des hanches et des fesses) elle est exposée à Londres dans les foires aux monstres où elle va devenir une véritable icône.

On avait laissé Abdellatif Kechiche avec une petite merveille, La Graine et le mulet, qui avait succédé à une autre petite merveille : L'Esquive. On retrouve le réalisateur franco-tunisien dans Vénus noire, un drame historique qui ne rompt qu'en apparence avec l'actualité immédiate de ses derniers films. En effet, l'histoire se passe certes au XIXe siècle, dans un univers qui semble au premier abord très éloigné de notre société, mais ce n'est que pour mieux la critiquer dans ce qu'elle a de monstrueux : les restes d'un passé colonial pas forcément très reluisants. Radical dans sa noirceur, Abdellatif Kechiche décline sans ménagement une misanthropie embarrassante où le regard de l'autre qui juge implacablement n'a d'égal que la cruauté du monde. Vénus noire ne dénonce pas, il n'appelle pas à la haine, mais il ne pardonne pas non plus, et c'est le spectateur occidental qui éprouve un sentiment dérangeant de culpabilité par héritage.


Colombiana d'Olivier Megaton, France, 2011, action :

Alors qu'elle n'a que 9 ans, Cataleya assiste en Colombie au meurtre de ses parents. Accueillie par son oncle Emilio aux Etats-Unis, elle devient une tueuse à gage pour ce dernier et prépare activement sa vengeance en dessinant une orchidée sur ses victimes.

En lisant le résumé de Colombiana, on pourrait être tenté par une lecture proustienne du film en référence à la fameuse expression « faire cattleya » de A la recherche du temps perdu, mais ce serait une pure perte de temps, Colombiana n'étant que ce que son réalisateur, Olivier Megaton (Le Transporteur III) et son scénariste-producteur qu'on ne présente plus, Luc Besson, savent faire : un film d'action. Autant dire que la psychologie des personnages en est réduite à sa portion congrue et Zoe Saldana n'est pas spécialement à son avantage. Pour le reste, pas de surprise, ni bonne ni mauvaise. Un scénario limité accompagne des scènes d'action un peu répétitives mais en général efficaces. Pour les amateurs du genre.


Das Letzte Schweigen (Cisza) de Baran bo Odar, Allemagne, 2010, thriller psychologique :

Tout est mis en place pour retrouver une jeune fille disparue depuis plusieurs jours. Mais lorsque sa bicyclette est retrouvée dans le champ où 23 ans plus tôt une autre fille avait été assassinée, l'espoir diminue considérablement et la peur s'installe.

Après avoir questionné l'innocence de l'enfance dans Unter der Sonne, Baran bo Odar poursuit sur cette période en évoquant le grave problème de la pédophilie. Mais le thème ne vient qu'en arrière-plan d'une enquête policière qui tout en approfondissant le point de vue de chacun des protagonistes réussit à tenir en haleine jusqu'à la fin. Si le policier est peut-être un peu trop caricatural, en revanche les autres personnages et les différents sujets sont traités sans manichéisme primaire, ce qui donne sa force à Das Letzte Schweigen et ce qui provoque chez le spectateur un certain malaise, car la faiblesse humaine apparaît dans toute son horreur.

Le 2 septembre


La Piel que habito (Skóra, w której żyję) de Pedro Almodovar, Espagne, 2011, thriller fantastique :

Le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, est hanté par le souvenir de sa femme, brûlée lors d'un accident de voiture et qu'il n'a pu sauver. Depuis, il se consacre uniquement à créer une nouvelle peau capable de ressentir la moindre caresse tout en étant particulièrement résistante aux agressions extérieures. Pour mener à bien ses expérimentations, il est aidé par Marilia et par une femme cobaye qu'il a choisie sans le moindre scrupule.

Si Pedro Almodovar a une nouvelle fois raté la Palme d'or au festival de Cannes, c'est peut-être parce que La Piel que habito manque d'une certaine portée universel qu'ont d'autres de ses films. Car pour le reste, il s'agit sans aucun doute d'un excellent long métrage dans lequel le réalisateur espagnol prouve toute son habileté à maîtriser les codes et à s'en jouer avec ce thriller érotico-fantastique où la multiplication des pistes ménage un suspense haletant jusqu'au bout. La mise en scène est toujours aussi soignée et le trio Elena Anaya, Marisa Paredes et Antonio Banderas, particulièrement inspiré, avec une mention spéciale pour ce dernier. Un film puissant.


Biutiful d'Alejandro Gonzalez Inarritu, Etats-Unis, 2010, drame :

Uxbal, père de deux enfants, est hanté par la mort, mais est bien décidé à se battre pour se sortir d'un quotidien inéluctablement contraire. Pour cela, il exploite les immigrés de Barcelone pour survenir aux besoins de ses enfants et de leur mère droguée.

Changement de cap pour Alejandro Gonzalez Inarritu qui abandonne les films-puzzles (Amours chiennes, 21 grammes, Babel) pour se concentrer sur le destin d'un seul homme. C'est un moyen pour le réalisateur mexicain de dresser un portrait de notre société particulièrement noir. Noirceur qu'il magnifie par le recours au fantastique. Une fable désenchantée, le constat d'une société en voie de déshumanisation et au milieu de tout cela, un homme en proie à des émotions extrêmes qui parlent aux âmes des morts. Un héros remarquablement interprété par Javier Bardem au sommet de son art qui porte le film quand il s'égare un peu dans sa presque absence de scénario et qui pour l'occasion a reçu le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes en 2010.

Le 16 septembre

 

EGALEMENT A L’AFFICHE

02 septembre

Crazy, Stupid, Love (Kocha, lubi, szanuje) de Glenn Ficarra et John Requa, Etats-Unis, 2011, comédie : le jour où Cal apprend que sa femme le trompe tout s'effondre. Jacob essaie alors de l'aider en lui montrant toutes les possibilités de sa nouvelle liberté.

El mal ajeno (Inny) d'Oskar Santos Gomez, Espagne, 2010, drame : médecin expérimenté, Diego est devenu presque insensible à la douleur des autres. L'une de ses patientes tente de se suicider et son partenaire accuse le médecin en lui pointant une arme sur lui.

Fright Night (Postrach nocy) de Craig Gillespie, Etats-Unis, 2011, horreur : Charlie est le meilleur élève de son lycée et sort avec la plus jolie fille. Mais quand Jerry arrive et que Charlie comprend que c'est un vampire, il se retrouve tout seul pour lutter contre la créature bien décidée à sucer les sang de tout le quartier.

09 septembre

Zookeeper (Heca w Zoo) de Frank Coraci, Etats-Unis, 2011, comédie romantique : les animaux d'un parc zoologique aident un ex-gardien à trouver l'amour.

Monte Carlo de Thomas Bezucha, Etats-Unis, 2011, comédie : sosie de la richissime Cordelia Winthrop Scott, Emma se fait passer pour elle pour profiter quelques temps avec ses deux meilleures amies d'une vie de luxe à Monte-Carlo.

Shark Night 3D (Noc rekinów 3D) de David R. Ellis, Etats-Unis, 2011, horreur : Sara et ses amis passe un week-end sur les bords d'un lac salé de Louisiane. Malik est ramené inconscient avec un bras en moins après une séance de ski nautique et en le transportant à l'hôpital en bateau, la petite bande se rend compte que le lac est infesté de requin.

16 septembre

Johnny English Reborn (Johnny English Reaktywacja) d'Oliver Parker, Royaume-Uni, 2011, comédie : suite des aventures de l'espion gaffeur Johnny English.

W imieniu diabła de Barbara Sass, Pologne, 2011, drame : des religieuses s'enferment dans leur monastère sous l'influence du Père Franciszek.

Drive de Nicolas Winding Refn, Etats-Unis, 2011, drame : un cascadeur sans histoire se transforme en pilote de voiture pour la mafia. Mais un casse se passe mal et il ne pense plus qu'à se venger de ceux qui l'ont trahi.

R U There (Jesteś tam?) de David Verbeek, France/ Pays-Bas/ Taïwan, 2009, drame : un spécialiste des jeux vidéo fait le tour du monde pour participer à des tournois. En escale à Taipei, il est obligé de s'arrêter un peu pour soigner une douleur à un bras. C'est alors qu'il rencontre dans son hôtel Jitze, une jeune femme qui lui fait découvrir que le monde réel existe aussi.

Broderskab (Braterstwo) de Nicolo Donato, Danemark, 2009, drame : par conviction, Lars rejoint un groupe de néonazis qui pourchassent les Arabes et les homosexuels. Au cours de son apprentissage, il est testé et aidé par Jimmy. Mais les deux hommes tombent amoureux l'un de l'autre et il leur faut choisir entre le groupe et leurs sentiments.

23 septembre

Shelter (Inkarnacja) de Mans Marlind et Björn Stein, Etats-Unis, 2010, thriller : trop occupés à tout faire plutôt que de s'occuper de leur fils, les parents de Rado, 12 ans, ne comprennent pas quand leur fils commence à fréquenter les punks du quartier.

Friends With Benefits (To tylko sex) de Will Gluck, Etats-Unis, 2011, comédie : alors qu'ils ne pensaient qu'il n'y avait qu'une relation physique entre eux, deux amis se découvrent des sentiments qui compliquent tout.

Abduction (Porwanie) de John Singleton, Etats-Unis, 2011, action : découvrant que ses parents ne sont pas ceux qu'ils prétendent être, un jeune homme est entraîné dans une quête identitaire où les pièges se succèdent à un rythme effréné.

Ewa d'Adam Sikora et Ingmar Vilqist, Pologne, 2010, drame : une femme est prête à tout pour sauver ses enfants et leur assurer une vie stable.

30 septembre

1920 Bitwa Warszawska de Jerzy Hoffman, Pologne, 2011, drame historique : Varsovie 1920. Jan se marie avec Ola juste avant de partir à la guerre. Sur le front, il est accusé de collaboration avec les bolcheviques et condamné à mort. Pendant ce temps, Ola rejoint la Ligue des femmes et en tant qu'infirmière se prépare à la défense de Varsovie.

Ki de Leszek Dawid, Pologne, 2011, mœurs : Ki ne veut pas s'enfermer dans son rôle de mère et paradoxalement, c'est en développant des relations avec plusieurs hommes qu'elle va découvrir le sens des responsabilité et développer un véritable amour pour son fils.

 

 

 


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